Cashless : Un outil pour mieux piloter votre activité

Cashless : Un outil pour mieux piloter votre activité

Après avoir vu ensemble les facteurs d’un déploiement réussi, la mobili­sation des équipes autour de l’événement et les avantages et coûts de cette solution. Faisons le point sur l’outil de pilotage que cela repré­sente pour un organi­sateur d’événement.

Avec une solution cashless, en analysant les chiffres de ventes et rechar­ge­ments, des pistes d’amélioration ressortent assez rapidement. Bien sûr, avant le paiement dématé­rialisé des optimi­sa­tions étaient possibles, mais elles étaient souvent basées sur le ressenti des équipes. Le cashless permet d’apporter davantage d’éléments rationnels et quanti­tatifs pour prendre les décisions adéquates.

Optimisez la gestions de ses stocks, structures et équipes

Le cashless apporte une aide précieuse sur le dimen­sion­nement des struc­tures et des ressources notamment humaines, mais aussi sur la gestion des stocks.

De manière générale, on constate que le pic d’activité aux banques dure environ deux heures et que celui des bars inter­vient deux heures plus tard. Il semble opportun de créer une équipe volante pour venir en renfort sur ces moments de rush.

La gestion des stocks est également un atout du cashless. L’organisateur peut suivre ses stocks en temps réel ou simplement rapprocher les chiffres théoriques des chiffres fournis par les fournis­seurs. Cela permet de calculer avec précision le coulage et de le corriger, et de pouvoir anticiper une rupture pendant l’exploitation comme d’avoir une première photo fidèle dès la clôture de l’événement. Certains organi­sa­teurs deviennent même addict des tableaux de suivis en temps réel et les consultent compul­si­vement pendant toute l’exploitation…

Mieux connaitre ses clients et leurs habitudes de consommation

Une solution cashless permet de mettre en lumière les habitudes et tendances de consom­mation côté parti­ci­pants. Dans une logique d’amélioration continue et d’optimisation de votre organi­sation, c’est un atout précieux !

L’objectif n’est pas d’espionner les parti­ci­pants, ni de les tracer. Loin de l’idée d’un dispo­sitif à la “Big Brother”. En réalité ce ne sont pas les données person­nelles qui sont intéres­santes mais bien les tendances globales qui en découlent. Ce système de traçage est déjà bien connu avec l’utilisation de cartes bancaires, nos téléphones ou encore nos diverses connexions, ce n’est pas nouveau et déjà accepté.

Par exemple, saviez-vous que 20% des parti­ci­pants repré­sentent 80% du chiffre d’affaires d’un événement ? La loi de Pareto est une nouvelle fois vérifiée. Une infor­mation étonnante qui peut valoir le coup d’être exploitée. Il convient peut-être de récom­penser les meilleurs clients pour qu’ils deviennent prescrip­teurs et s’assurer qu’ils reviennent d’une année sur l’autre.

Aussi, saviez-vous que la part des bières spéciales peut repré­senter 40% du chiffre d’affaires des bars ? Une partie des parti­ci­pants sont dans une logique de “consom­mation plaisir” et donc enclins à s’orienter vers les produits premium. Tous ne recherchent pas le meilleur prix. Cela signifie sans doute que votre offre peut être élargie.

Dans certains festivals, l’argent non consommé à la fermeture des portes peut atteindre 25% de montant rechargé total (avant rembour­sement). Ce qui signifie que les festi­va­liers n’ont pas forcément trouvé les produits qu’ils souhai­taient ou que toutes les condi­tions n’étaient pas réunies (météo, espace détente, moment, attente, etc.).

Nous parlions des tendances et habitudes de consom­mation lors d’un workshop dédié au MaMA 2017, retrouvez le podcast ici.

Optimisez les temps de consommation et votre offre

Après avoir observé et identifié les tendances de consom­mation du public, il convient d’y apporter des réponses convain­cantes. Il ne s’agit pas forcément de vendre plus mais de vendre mieux !

Voici quelques pistes de réflexion :

Rendre automatique le rechargement

Proposer le rechar­gement automa­tique aux parti­ci­pants peut être un moyen de rendre encore plus fluide le dispo­sitif cashless. De cette manière, plus de risque de ne pas avoir assez d’argent pour acheter le dernier t-shirt aux couleurs de l’édition.

Proposer des produits d’appel

On l’a vu précé­demment, les parti­ci­pants ne se tournent pas tous vers les articles les moins chers, et pourtant l’existence de produits d’appel est primor­diale pour struc­turer une offre équilibrée.

Les produits d’appel, notamment sur la restau­ration et le merchan­dising, permettent d’attirer l’attention des parti­ci­pants tout en répondant à la demande de certains segments de clientèle.

Ces produits sont en réalité les faire-valoir de l’offre premium. Car sans eux, les articles haut de gamme paraî­tront moins excep­tionnels.
&nbsp

Proposer des produits additionnels

La vente croisée est aussi un axe de dévelop­pement à creuser. Pourquoi ne pas vendre des chips ou encore des lunettes aux bars ? Certains parti­ci­pants n’iront jamais découvrir l’espace merchan­dising, cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas intéressés par certains articles ! C’est exactement le même principe des chewing-gum posés au niveau des caisses d’un super­marché.
&nbsp

Créer un sentiment d’urgence

Mettre en place des promo­tions limitées dans le temps permet d’augmenter les ventes. Par exemple, il est possible de proposer des promo­tions sur les articles de merchan­dising seulement pendant quelques heures. En commu­ni­quant sur cette promotion via les réseaux sociaux, un sentiment d’urgence se crée, ce qui permet d’attirer davantage de personnes dans la boutique et ainsi d’accélérer les ventes.

De la même manière, certains organi­sa­teurs mettent en place des happy hours sur leurs bars afin d’inciter le public à venir plus tôt. De cette manière, les temps de consom­mation sont plus longs et les ventes plus nombreuses.

Repenser l’emplacement de vos points de vente

Pour optimiser les recettes, l’emplacement des struc­tures est primordial. Ces réflexions sur les empla­ce­ments des zones de vente existent depuis longtemps dans la grande distri­bution ou encore dans les parcs de loisirs, tels que Disneyland Paris. Mais pourquoi les boutiques de souvenirs se situent majori­tai­rement à la sortie du parc ? Le départ est le meilleur moment pour acheter des souvenirs, car c’est là que commence à naître le sentiment de nostalgie, et aussi parce que les visiteurs n’ont pas envie de s’embarrasser avec leurs achats pendant leur visite.
Ce principe peut s’appliquer de la même manière sur un événement. Placer le merchan­dising à proximité de la sortie est sans aucun doute une bonne option.
&nbsp

Créer de nouveaux espaces, avec des ambiances différentes

L’environnement contribue beaucoup à la consom­mation, surtout dans l’univers des loisirs et de la culture. Ainsi, créer des ambiances variées et chaleu­reuses peut permettre d’optimiser les recettes. N’hésitez pas à baptiser les points de vente pour leur donner plus d’âme et d’authenticité. Le public recherche avant tout une expérience. Il veut se détendre et profiter. L’organisateur peut également créer des bars théma­tiques, ou encore des stands de restau­ration dédiés à des spécia­lités ou avec un concept fort.

 

Sur le même sujet :
Le cashless en 15 chiffres clés
A chacun sa formule
Retour d’expérience du Carnaval de Granville

Partager cet article