Retrospective de Weezevent au MaMA 2018, le festival des pros de la musique !

Retrospective de Weezevent au MaMA 2018, le festival des pros de la musique !

Cette année au MaMA Fes­ti­val & Con­ven­tion, Weezevent a tenu une con­férence “Mon dis­trib­u­teur m’a tick­et-jacké !” ain­si qu’un work­shop sur le thème de l’au­to-dis­tri­b­u­tion : “Osez enfin vous auto-dis­tribuer !” et nous avons par­ticipé à une con­férence “Des don­nées pour con­stru­ire des CRM, la belle affaire…” en tant qu’in­vité. Retours sur ces moments forts :

Conférence : “Mon distributeur m’a ticket-jacké !”

Cette con­férence menée par Pierre-Hen­ri Debal­lon, co-fon­da­teur de Weezevent, met­tait en lumière les bonnes pra­tiques dans la vente de bil­let et ce qui est à éviter dans la col­lab­o­ra­tion avec des dis­trib­u­teurs. La bil­let­terie est au coeur de l’événement, elle est l’une des sources de rev­enues prin­ci­pales pour l’or­gan­isa­teur, d’où l’importance de bien la maîtris­er. Voici un résumé :

On dif­féren­cie 2 types de publics :

  • Les cap­tifs : ils sont acquis par pas­sion, adhé­sion, devoir, prox­im­ité géo­graphique ou encore lien-social ;
  • Les non-cap­tifs : ils sont dans la cible mais vous peinez à les con­va­in­cre car ils sont oppor­tunistes, ne con­nais­sent pas votre offre, hési­tent avec d’autres pos­si­bil­ités ou se déci­dent en last-minute.

L’enjeu pour l’organisateur sur ce pub­lic non-cap­tif est donc de trou­ver un moyen de l’attirer et de le con­ver­tir. L’intérêt de faire appel aux dis­trib­u­teurs se trou­ve bien ici dans le besoin de touch­er cette audi­ence et de la con­va­in­cre. Tan­dis que sur le pub­lic cap­tif, le canal de dis­tri­b­u­tion est direct via une bil­let­terie en ligne.

Mais qu’est-ce que le ticket-jacking ?

Tick­et-jack­ing (n.m) : C’est l’ensemble des pra­tiques mis­es en oeu­vre par tout réseau de bil­let­terie pri­maire ou sec­ondaire lors du cycle de com­mer­cial­i­sa­tion d’un événe­ment, et dont la final­ité vise à détourn­er le pub­lic cap­tif et le traf­ic naturel de l’événement à son pro­pre béné­fice et au détri­ment de son client.

Con­crète­ment ses pra­tiques peu­vent se rassem­bler en 3 caté­gories :

    • La fausse promesse : une promesse qui dans les faits n’est pas rem­plie par le dis­trib­u­teur. Il est facile de se faire tromper en tra­vail­lant avec des acteurs peu scrupuleux et avares en promess­es.
    • Le détourne­ment : lorsque le parte­naire détourne l’audience cap­tive et directe de l’événement, le meilleur exem­ple étant l’achat de mots-clés de l’événement. C’est l’organisateur alors qui apporte l’audience au dis­trib­u­teur au lieu de l’inverse !
    • L’abus de faib­lesse : plus la demande est forte moins l’organisateur vend en direct ! On con­state sur les fortes péri­odes de ventes que les réseaux de dis­tri­b­u­tion vendent plus facile­ment alors que l’on fait appel à eux pour les phas­es dif­fi­ciles. La per­for­mance est alors à met­tre en corol­laire des péri­odes de ventes de l’événement, c’est à l’organisateur de faire le con­stat de ses phas­es de ventes afin de s’assurer de la per­ti­nence de garder ses ventes ouvertes dans les réseaux ou à l’inverse des moments où il y a un besoin de la valeur ajoutée du dis­trib­u­teur.

 

Les con­séquences de ces actions sont mul­ti­ples. Tout d’abord en ter­mes de coût qu’il soit payé par l’organisateur ou le festivalier/spectateur. L’expérience par­tic­i­pant en pâti égale­ment, l’acte d’achat est l’un des pre­miers points de con­tact avec l’événement, pour­tant le par­tic­i­pant doit sor­tir de l’univers pour s’inscrire sur une plate­forme dif­férente selon un process d’in­scrip­tion non maîtrisé par l’or­gan­isa­teur. De même, la rela­tion entre l’événe­ment et ses par­tic­i­pants ne peut s’in­staller, en ne col­lec­tant pas la don­née lui-même, l’or­gan­isa­teur se prive d’une source d’in­for­ma­tion et d’un moyen de com­mu­ni­ca­tion dédié avec ses par­tic­i­pants. Sans col­lecte de don­nées, chaque année le même sché­ma se repro­duira, un effet per­vers car il ne fait que con­firmer l’utilité du dis­trib­u­teur au yeux de l’or­gan­isa­teur.

Il y a des moyens de repren­dre la main sur la vente des ses bil­lets, et le con­trôle sur son événe­ment. Retrou­vez l’ensem­ble de cette con­férence sur notre arti­cle Medi­um :
Mon dis­trib­u­teur m’a Tick­et-jacké

Et plus d’in­for­ma­tions et d’élé­ments sur nos arti­cles :
Échogra­phie du pub­lic de votre événe­ment
À chaque pub­lic sa dis­tri­b­u­tion
Dis­tribues-moi si tu peux !

Voir la présen­ta­tion de la con­férence

Workshop : “Osez enfin vous auto-distribuer !”

Ce work­shop mené par Gré­gor Einis, directeur com­mer­cial de Weezevent pro­po­sait un partage d’ex­péri­ence avec Car­ol Mey­er, direc­trice du fes­ti­val Art Rock et Flo­rent San­seigne, directeur du No Logo Fes­ti­val. Voici un court réca­pit­u­latif :

Il est pos­si­ble de priv­ilégi­er l’auto-distribution tout en tra­vail­lant avec des dis­trib­u­teurs, l’exemple d’Art Rock le prou­ve. Art Rock est un fes­ti­val qui a lieu dans le cen­tre ville de St Brieuc, est passé d’un dis­trib­u­teur exclusif à un réseau de dis­tri­b­u­tion plus large. En négo­ciant avec cha­cun, le fes­ti­val a pris la déci­sion de repren­dre le con­trôle sur sa stratégie de vente et d’image. Ce choix a égale­ment per­mis d’adapter sa stratégie de vente afin de cibler les dif­férentes typolo­gies de pub­lic et d’assurer un mail­lage ter­ri­to­r­i­al.

L’auto-distribution c’est égale­ment de la col­lecte de don­nées, une data qui est traitée et analysée par No Logo. Le choix pour ce fes­ti­val qui a la par­tic­u­lar­ité d’être financé 100% par les fes­ti­va­liers, sans aucun parte­nar­i­at poli­tique ou économique, a été tout d’abord la maîtrise des frais et com­mis­sions de bil­let­terie et ain­si d’être totale­ment indépen­dant. Le mod­èle économique étant que les fes­ti­va­liers déci­dent du développe­ment du fes­ti­val à court, moyen et long terme, la don­née est essen­tielle. Le fes­ti­val doit com­mu­ni­quer rapi­de­ment et effi­cace­ment avec ses fes­ti­va­liers pour créer une fidél­ité et entretenir une rela­tion forte. En pas­sant par l’autodistribution, No Logo a la capac­ité de con­naître pré­cisé­ment ses fes­ti­va­liers et ain­si analyser et établir ses straté­gies de com­mu­ni­ca­tion et ses offres.

L’enjeu est impor­tant, à mieux con­naître son pub­lic on peut ori­en­ter par­faite­ment son offre ou l’améliorer dans un effort de fidél­ité, de con­fort et/ou d’expérience. Cela peut être un con­fort et une expéri­ence avec l’ex­em­ple du cash­less côté Art Rock qui pro­pose dès l’acte d’achat, en cross-sell­ing, de charg­er son compte afin de facil­ité l’ex­péri­ence fes­ti­va­lier ; ou l’of­fre de trans­port per­me­t­tant à No Logo d’as­sur­er l’ac­cès à son pub­lic, d’ap­porter un réel ser­vice et cela de façon per­ti­nente grâce à l’analyse des don­nées en par­al­lèle.


Conférence : “Des données pour construire des CRM, la belle affaire…”

Un ate­lier mené par le fon­da­teur de MaGes­tion­Bil­let­terie, dans lequel a inter­venu Gré­gor Einis, directeur com­mer­cial Weezevent. Ce qui ressort de cette inter­ven­tion :
“La bil­let­terie est morte !” Nous sommes à l’avène­ment de la ges­tion de la rela­tion client, demain ce ne sera plus de la mise en vente de bil­let mais la mise en place de scé­nar­ios de vente con­duisant vers des bil­let­ter­ies afin d’avoir le bon tarif, avec le bon for­mu­laire et le bon mes­sage. Ce sché­ma s’ap­pli­quera égale­ment sur l’in­for­ma­tion, com­mu­ni­quer pour l’or­gan­isa­teur auprès de ses fes­ti­va­liers au bon moment, avec le mes­sage le plus per­ti­nent et au bon endroit sur le meilleur sup­port afin d’adress­er cor­recte­ment, de façon per­son­nal­isée et créa­tive, ses par­tic­i­pants.

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