Témoignage : “@lappartchezmoi”, des soirées virtuelles conviviales malgré le confinement

Témoignage : “@lappartchezmoi”, des soirées virtuelles conviviales malgré le confinement

Les nom­breuses restric­tions mis­es en place durant la pandémie de Covid-19 ont empêché la tenue de nom­breux événe­ments. Mal­gré tout, cer­tains organ­isa­teurs ont réus­si à inven­ter des con­cepts aux­quels per­son­ne n’avait pen­sé aupar­a­vant. Par­mi les événe­ments remar­quables, les soirées @lappartchezmoi ont retenu notre atten­tion de part leur car­ac­tère sur­prenant, attrac­t­if et con­vivial. Ain­si, les soirées ont compt­abil­isé jusqu’à 4 000 con­nex­ions en simul­tané sur Zoom pour faire la fête cha­cun chez soi — sans compter les per­son­nes à plusieurs der­rière un écran.

Axel Bon­ni­chon a lancé en mars 2020 cette idée de soirée entre amis, et cela a ensuite pris une ampleur imprévis­i­ble. Par ailleurs gérant de l’agence black lemon spé­cial­isée dans la com­mu­ni­ca­tion événe­men­tielle, il nous racon­te com­ment cela s’est déroulé et délivre 5 con­seils utiles à tout organ­isa­teur d’événements de tous types.

Som­maire

  1. Se lancer sans savoir où cela va mener
  2. Laiss­er les par­tic­i­pants pren­dre des initiatives
  3. Fix­er un prix juste
  4. Tir­er des enseigne­ments de chaque expérience
  5. Utilis­er une solu­tion de bil­let­terie intuitive

1. Se lancer sans savoir où cela va mener

Bonjour Axel, peux-tu raconter l’histoire et la création des soirées @lappartchezmoi ?

Cela s’est fait assez sim­ple­ment. Au moment du con­fine­ment de mars, avec des amis, nous nous sommes rapi­de­ment ren­du compte que ce serait dif­fi­cile de ne pas pou­voir faire la fête le week-end. Et per­son­nelle­ment, je me suis demandé com­ment faire pour que mes amis restent chez eux afin de respecter le con­fine­ment. J’ai eu envie d’essayer quelque chose en ligne mais j’étais com­plète­ment novice sur cet aspect-là. Avec mon amie Bar­bara Butch, qui est DJ pro­fes­sion­nelle, nous avons filmé un DJ set dif­fusé en direct sur Face­book. Nous nous sommes lancés sans trop savoir où nous allions. Ce n’était vis­i­ble que par nos amis mais ils nous ont fait de très bons retours.

Mal­heureuse­ment, Face­book ne per­met pas d’interagir facile­ment entre spec­ta­teurs d’un live. Et puis un lun­di matin, pen­dant une réu­nion sur Zoom, j’ai eu l’idée de pass­er par cette plate­forme plutôt que par Face­book. Et c’est comme ça que le pro­jet a décol­lé ! Lors de la pre­mière fête, il y avait peu de monde mais l’ambiance était tout de suite au ren­dez-vous. Les par­tic­i­pants pou­vaient se voir. Ils étaient très motivés pour faire la fête tout en étant relax chez eux, un peu pro­tégés dans leur cocon. Et puis ça a pris de plus en plus d’ampleur au fil des week-ends.

@lappartchezmoi offre un échap­pa­toire aux par­tic­i­pants. Ils nous envoient des mes­sages pour nous le dire. Nous sommes mon­tés jusqu’à 4000 con­nex­ions uniques et il faut savoir qu’il y a sou­vent plusieurs per­son­nes der­rière un écran. Depuis le recon­fine­ment de novem­bre, il y a moins de monde car nous avons fixé un prix d’accès et les restric­tions sont moins impor­tantes. Nous avons en moyenne 200 con­nex­ions uniques, mais avec 5 à 10 per­son­nes der­rière chaque écran. Nous avons con­servé unique­ment les habitués et ça a des avantages.

2. Laisser les participants prendre des initiatives

Vos soirées, bien que virtuelles, sont très conviviales, parfois plus que certains événements en physique. Comment avez-vous rendu cela possible ?

Nous avons attiré des per­son­nes chaleureuses parce que nous avons com­mu­niqué auprès de la com­mu­nauté de Bar­bara, qui a une parole très ouverte et bien­veil­lante. Un cli­mat de con­fi­ance s’est instau­ré tout de suite. Ensuite, la presse a rapi­de­ment pris le relais et cela a attiré une plus grande diver­sité de per­son­nes : des vieux, des jeunes, des familles, etc.

L’horaire de 21h per­met aus­si de rassem­bler un pub­lic large et de créer une drôle d’ambiance : des gens sont à table ou font la vais­selle pen­dant que les autres dansent comme dans une “vraie soirée”. Tout ce qui se passe pen­dant les soirées ne pour­rait pas se repro­duire en boite de nuit ou ailleurs. Ensuite, plus l’heure avance, plus ça ressem­ble à une grande fête et les gens se lâchent car ils en ont besoin vu la situation.

Tout ça nous a un peu dépassé. Si on nous avait dit il y a quelques mois “faites la fête cha­cun chez vous à tra­vers des web­cams” nous n’y auri­ons pas cru. En fait, ce sont les par­tic­i­pants qui s’ac­ca­parent la fête en instal­lant des lumières, en se déguisant, etc. Ce sont eux qui créent une ambiance “boîte de nuit virtuelle et famil­iale”. Nous ne faisons que créer des con­di­tions (musique, “règles de bonne con­duite”, esprit de lib­erté, etc) pour que tout se passe bien. Ils font le reste.

3. Fixer un prix juste

Comment s’est faite la transition d’un événement gratuit à payant ? Et pourquoi ce changement ?

Cela nous a d’abord per­mis d’amortir l’achat de matériel, l’abonnement Zoom et la con­cep­tion des visuels de com­mu­ni­ca­tion. Et surtout, Bar­bara n’a plus de revenus depuis que les boîtes de nuit ont fer­mé. C’est impor­tant qu’elle perçoive les fruits du tra­vail accom­pli. Après 3 mois de soirées gra­tu­ites, nous avons donc fait le pari du payant et per­son­ne n’a râlé.

Nous avons fixé un prix faible et cha­cun peut décider d’ajouter un cer­tain mon­tant en fonc­tion du nom­bre de per­son­nes présentes der­rière l’écran. Cela reste un for­mat nou­veau, il a fal­lu attir­er un pub­lic et c’est d’autant plus dif­fi­cile lorsque l’événement est payant.

En par­al­lèle, le prix con­stitue une bar­rière à l’entrée, nous avons donc moins de curieux qui par­ticipent et moins de relais presse. L’avantage est que les per­son­nes qui con­tin­u­ent à par­ticiper jouent beau­coup plus le jeu et lais­sent toutes leurs caméras ouvertes. Aupar­a­vant nous étions plutôt sur du 50–50. Nous avons per­du en nom­bre mais gag­né en chaleur humaine.

4. Tirer des enseignements de chaque expérience

Cela vous donne des idées pour la suite ? L’envie d’organiser des soirées quand les lieux de fête vont rouvrir ?

Pas for­cé­ment. Déjà car nous ne savons pas quand les lieux de fête vont rou­vrir, nous allons donc con­tin­uer à organ­is­er ces soirées virtuelles. Et ensuite je pense que cette par­en­thèse se fer­mera. Nous avons tous des emplois et l’organisation de ces soirées se fait dans un con­texte vrai­ment par­ti­c­uli­er. C’est loin d’être viable économique­ment. L’expérience est super, cela fait du bien à tout le monde, mais à long terme cela peut dif­fi­cile­ment tenir.

Par con­tre, je pense que dans un futur loin­tain, dis­ons plusieurs années, cela pour­rait rede­venir une ten­dance de fond. Les organ­isa­teurs d’événe­ments auront tout intérêt à pro­pos­er une expéri­ence en ligne, en com­plé­ment du présen­tiel. Pourquoi se priv­er d’une audi­ence poten­tielle qui est trop loin ou ne peut pas se déplacer ?

5. Utiliser une solution de billetterie intuitive

Vous vous êtes tournés vers Weezevent pour vendre vos tickets d’accès. Pourquoi ?

J’ai fait un rapi­de bench­mark des dif­férentes solu­tions de bil­let­terie en ligne, et le pre­mier avan­tage de Weezevent est que je peux cal­culer rapi­de­ment mes recettes et la part de com­mis­sion prélevée. Ensuite, la solu­tion est hyper bien faite. Cela m’a pris max­i­mum 1h pour tout découvrir.

Etant don­né la fréquence heb­do­madaire des soirées, je n’ai qu’à dupli­quer les événe­ments en 2 clics. La solu­tion cor­re­spond totale­ment à ce dont nous avons besoin en ter­mes de sim­plic­ité et d’efficacité. Pour chaque évène­ment, j’utilise le mini-site Weezevent que je pub­lie sur notre page Insta­gram et celle de Bar­bara. Nos abon­nés et les curieux arrivent directe­ment sur la bil­let­terie. C’est aus­si sim­ple pour eux que pour moi.

Le suc­cès des soirées virtuelles @lappartchezmoi est la preuve que les organ­isa­teurs d’événements ont de la ressource pour se réin­ven­ter. Vous voulez ten­ter l’aventure de l’événement en ligne ? Weezevent pro­pose un ensem­ble de solu­tions dédiées, à met­tre en place facile­ment. Con­tactez nos con­seillers afin de choisir la con­fig­u­ra­tion la plus adap­tée à votre événement :

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