Cashless : A chacun sa formule

Cashless : A chacun sa formule

Une fois les avantages et les coûts bien analysés ainsi les méthodes de déploiement et d’information des équipes comprises, on peut désormais évoquer le cashless concrètement. Comment le mettre en place physiquement ? Quelle formule sera la plus adaptée ?

Chaque événement pense et déploie son dispositif cashless à son image, il n’existe aucune façon de faire universelle. La meilleure formule est celle construite en prenant en compte les contraintes et les souhaits de l’organisateur, afin d’aboutir à un dispositif adapté. 

1 — Choisir un éco-sys­tème de paiement
2 — Quelle poli­tique tar­i­faire ?
3 — Faut-il choisir un nom ?
4 — Quel type de sup­port NFC ?
5 — Où remet­tre les sup­ports NFC préchargés ?
6 — Com­ment met­tre les ban­ques en place ?


1 — Choisir un éco-système de paiement

L’un des pre­miers choix à faire est celui de l’é­co-sys­tème de paiement. Il existe en réal­ité trois scé­nar­ios de mise en place :

  • 100% cash­less: C’est le mode le plus répan­du aujourd’hui, car c’est aus­si le plus sim­ple pour les par­tic­i­pants. Le paiement cash­less est oblig­a­toire et exclusif sur tous les points de vente. Ce scé­nario per­met une grande rapid­ité des trans­ac­tions et offre la pos­si­bil­ité de fonc­tion­ner entière­ment offline si besoin. La com­mu­ni­ca­tion, si essen­tielle lors d’une pre­mière édi­tion, s’en trou­ve égale­ment sim­pli­fiée.
  • No cash : Il s’agit d’un mode hybride où les par­tic­i­pants peu­vent pay­er soit par carte ban­caire soit en cash­less sur les points de vente, ou encore avec des moyens de paiement mobile type Lyf­Pay ou PayLib. C’est notam­ment la solu­tion retenue par la Fan Zone de l’Euro 2016 à Paris. L’avantage de ce sys­tème est la sup­pres­sion des espèces sur les points de vente, sans pour autant con­train­dre tous les par­tic­i­pants à pren­dre une carte cash­less.
  • Pay as you like : Tous les moyens de paiement sont autorisés en plus du cash­less. C’est un mode choisi si le cash­less est util­isé unique­ment par les mem­bres d’un club ou une pop­u­la­tion réduite. L’utilisation du cash­less doit alors être motivée par une série d’avantages, tels que des files dédiées, des pro­mo­tions spé­ci­fiques. S’il peut ras­sur­er en lais­sant la pos­si­bil­ité au pub­lic d’utiliser leurs moyens de paiement habituels, ce scé­nario aboutit sou­vent à une adop­tion très faible du cash­less, ce qui est sou­vent con­tre-pro­duc­tif compte tenu des investisse­ments engagés et des exter­nal­ités pos­i­tives dont on se prive.

 

2 — Quelle politique tarifaire ?

La poli­tique tar­i­faire est égale­ment un choix qui revient à l’organisateur. Faut-il faire pay­er des frais d’activation ? Faut-il faire pay­er des frais de rem­bourse­ment ? Quel délai pour les deman­des de rem­bourse­ments ?

Toutes les for­mules exis­tent. S’il est courant et accep­té d’appliquer 1€ de frais d’activation, il est assez rare de faire pay­er des frais de rem­bourse­ment. C’est sou­vent quelque chose de mal perçu par le pub­lic et cela ne favorise pas l’adoption du sys­tème.

Cer­tains événe­ments, comme les Vieilles Char­rues ont même opté pour un sys­tème entière­ment gra­tu­it pour les fes­ti­va­liers, et procè­dent aux rem­bourse­ments des sol­des automa­tique­ment après le fes­ti­val via les CB enreg­istrées sur les comptes cash­less des util­isa­teurs.

Le mode le plus courant est d’appliquer 1€ de frais d’activation au pre­mier recharge­ment, et de laiss­er 2 semaines aux par­tic­i­pants pour deman­der leur rem­bourse­ment en ligne.

3 — Faut-il choisir un nom ?

Si la majorité des organ­isa­teurs utilisent le terme “cash­less” pour désign­er ce dis­posi­tif de paiement, d’autres ont fait le pari de créer un nom et un logo dédié !

Quelques exem­ples de brand­ing et nam­ing cash­less qui ren­for­cent l’univers de l’événement :

  • Mon­eiz : Fes­ti­val des Vieilles Char­rues
  • Mon­ey Verte : Club de Ligue 1 AS Saint-Eti­enne
  • Gwengam­pezh : Club de Ligue 1 En Avant de Guingamp
  • P2N Pay&Play : Fes­ti­val Papil­lons de Nuit
  • Money­lac : Fes­ti­val Musi­lac
  • John E‑Cash : Fes­ti­val Beau­re­gard
  • Carte K7 : Fes­ti­val Ter­res du Son
  • Deferl’Cash : Fes­ti­val Les Défer­lantes
  • Celti’Cash : Fes­ti­val Inter­cel­tique de Lori­ent
  • Cash-Cache : Fes­ti­val Nuits Secrètes
  • Bobi­cash : Fes­ti­val Bobital
  • Kartenn’Go : Fes­ti­val Roi Arthur
  • No Cash In Hell : Fes­ti­val Hellfest
  • Bich’Cash : Fes­ti­val Les Bichois­eries
  • Ecau­cash : Fes­ti­val Ecaussys­tème

4 — Quel type de support NFC ?

Les puces NFC peu­vent s’intégrer dans beau­coup d’objets : porte-clés, lunettes, pen­den­tif, mon­tres en sil­i­cone, ou encore un sim­ple auto­col­lant. Mais dans le cadre des événe­ments cul­turels et des fes­ti­vals, les cartes et bracelets en tis­su rem­por­tent l’adhésion de la majorité des organ­isa­teurs et par­tic­i­pants.

Voici quelques élé­ments pour bien choisir le sup­port NFC adap­té à ses besoins :

 Avan­tages  Incov­énients
Cartes NFC • Coût réduit
• Trans­mis­si­ble (notam­ment en famille)
• Sur­face de com­mu­ni­ca­tion plus grande (notam­ment pour les parte­naires)
• Risque de perte plus impor­tant
• Aucun rap­proche­ment pos­si­ble avec le con­trôle d’ac­cès
Bracelets NFC • Con­fort d’u­til­i­sa­tion
• Moins de fraude
• Moins de risque de perte
• Rap­proche­ment pos­si­ble avec le con­trôle d’ac­cès
• Coût plus élevé
• Non trans­mis­si­ble (notam­ment en famille)
• Quelques lit­iges pour rem­plac­er les bracelets trop ser­rés ou pour les per­son­nes tra­vail­lant en milieu hos­pi­tal­ier et qui ne peu­vent pas con­serv­er en per­ma­nence

 

L’oeil de l’ex­pert !

Bien qu’un peu plus cher au pre­mier abord, le coût de la mise en place de bracelets peut-être maîtrisé en réduisant le nom­bre de séries. Au lieu de pro­duire 10 bracelets dif­férents, vous pou­vez pro­duire des bracelets NFC avec un design unique et gér­er les accès grâce aux don­nées con­tenues dans la puce.

5 — Où remettre les supports NFC préchargés ?

Qui dit recharge­ment en amont, dit remise des sup­ports NFC. Mais atten­tion, rap­pelons que les promess­es du cash­less sont la rapid­ité et la flu­id­ité ! Cette étape est donc cru­ciale dans l’expérience de vos par­tic­i­pants.

On dis­tingue 5 types de scé­nar­ios de remise des sup­ports NFC :

  • Aux ban­ques cash­less : Le par­tic­i­pant présente son bil­let à n’importe quelle banque cash­less et on lui remet son sup­port NFC préchargé. Ce scé­nario s’avère assez décep­tif car il oblige le par­tic­i­pant à faire la queue comme les autres. Il n’est pas récom­pen­sé d’avoir fait la démarche de précharg­er.
  • Aux guichets dédiés : Le par­tic­i­pant présente son bil­let à un guichet dédié. Un scé­nario séduisant sur le papi­er mais qui peut rapi­de­ment devenir décep­tif si le dimen­sion­nement des guichets n’est pas bon ou si ces guichets sont dif­fi­ciles à trou­ver et à iden­ti­fi­er. Le pire serait d’avoir moins d’attente aux ban­ques qu’aux guichets préchargés. De plus, dans le cas d’un événe­ment sur plusieurs jours, les guichets sont sou­vent sous exploités les jours suiv­ants le jour 1.
  • Au con­trôle d’accès : Le par­tic­i­pant présente son bil­let au con­trôle d’accès, s’il a préchargé son compte cash­less alors son sup­port NFC lui est remis immé­di­ate­ment. De cette façon, le par­tic­i­pant n’attend qu’une seule fois, et dès qu’il entre sur l’événement il est prêt à con­som­mer sans avoir à refaire la queue ailleurs. La promesse de la flu­id­ité est pleine­ment rem­plie. Le par­tic­i­pant n’a pas à se pos­er de ques­tion, c’est mag­ique ! Cepen­dant l’opération notam­ment le pre­mier jour est plus longue qu’un sim­ple scan et il faut l’anticiper pour cal­i­br­er votre accueil.
  • Après les entrées : Le par­tic­i­pant présente une pre­mière fois son bil­let au con­trôle d’accès, puis le représente une sec­onde fois quelques mètres plus loin pour récupér­er son sup­port NFC. Si dans les faits ce scé­nario est assez flu­ide pour le par­tic­i­pant, il est plutôt con­som­ma­teur en ressources humaines car il néces­site la mise en place d’une dou­ble équipe aux entrées.
  • A domi­cile (envoi postal) :  Le par­tic­i­pant reçoit son sup­port par cour­ri­er à son domi­cile. Cela scé­narise davan­tage l’expérience, mais aug­mente con­sid­érable­ment les coûts. Ce scé­nario est par­ti­c­ulière­ment adap­té pour les événe­ments sold-out longtemps à l’a­vance.

6- Comment mettre les banques en place ?

Combien de banque cashless ?

En théorie, il paraît évi­dent que la mul­ti­pli­ca­tion des ban­ques est une bonne option. Après tout, plus il y a de ban­ques répar­ties sur le site, plus l’expérience des par­tic­i­pants sera bonne. Ils n’auront pas à marcher pour trou­ver une banque.

La pra­tique démon­tre le con­traire. La mul­ti­pli­ca­tion des ban­ques a pour con­séquence de créer des dis­par­ités dans les temps d’attente. Cer­taines ban­ques sont pris­es d’assaut tan­dis que d’autres sont en sous régime. Et cela est accen­tué par la pro­gram­ma­tion et les déplace­ments du pub­lic d’un espace à un autre.

Il est tou­jours préférable de faire une banque unique bien dimen­sion­née, dans une zone peu occupée, quitte à con­train­dre le pub­lic à marcher davan­tage. Cela con­tribuera égale­ment à réduire le nom­bre d’opérations de recharge­ment, et cela baisse les coûts de struc­ture et de sécu­rité.

Créer une zone de médi­a­tion à prox­im­ité de cette banque unique avec un hotspot WiFi peut per­me­t­tre aux par­tic­i­pants de recharg­er leur compte en ligne facile­ment.

Quel type de matériel ?

Le choix du matériel a un impact fort sur l’expérience des spec­ta­teurs. Il existe 2 caté­gories de ter­minaux pour l’encaissement :

  • Les caiss­es fix­es : Dif­fi­ciles à déploy­er car elles néces­si­tent des fix­a­tions sur les comp­toirs, une arrivée élec­trique, et un gar­di­en­nage la nuit, les caiss­es fix­es sont surtout util­isées pour des événe­ments longs ou sur des struc­tures per­ma­nentes. Elles ont aus­si le désa­van­tage d’être peu adap­tées à l’utilisation des bracelets NFC, car elles con­traig­nent les par­tic­i­pants à se déplac­er jusqu’à la caisse. Aus­si, il y a sou­vent moins de caiss­es que de serveurs, ce qui réduit le rythme de ser­vice et altère donc l’expérience.
  • Les ter­minaux mobiles : A l’inverse, les ter­minaux mobiles per­me­t­tent un déploiement et un trans­port facile. Fonc­tion­nant sur bat­terie, ils offrent une grande sou­p­lesse d’utilisation. C’est le serveur qui pose l’appareil sur le bracelet ou la carte du par­tic­i­pant, et non l’inverse. Chaque serveur dis­pose de son pro­pre appareil pour ne pas être retardé par ses col­lègues qui encais­sent les clients précé­dents.

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