Weezevent met les spectacles en ligne

Weezevent met les spectacles en ligne

Start-up. Le suc­cès d’Event Brite, créa­teur d’un logi­ciel de bil­let­terie en ligne aux Etats-unis (10 mil­lions de tick­ets par an) a inspiré les trois fon­da­teurs de Weezevent à Dijon.

Trois ans après, Pierre-Hen­ri Debal­lon, Yann Pagès et Sébastien Ton­glet dopent les fonds pro­pres de leur société. Objec­tif : se dévelop­per en Europe (con­tacts en cours en Suisse et en Espagne) et ren­forcer les capac­ités tech­niques de leur plate­forme de ges­tion des bil­lets en ligne, avec notam­ment une appli­ca­tion pour l’I Phone.

La SAS au cap­i­tal de 50 000 euros s’appuie sur le spé­cial­iste de la lev­ée de fonds Chaus­son Finances, pour trou­ver des cap­i­taux-risqueurs à hau­teur d’un mil­lion d’euros. À moins qu’elle ne fasse ren­tr­er dans son cap­i­tal un géant de la bil­let­terie. En l’occurrence, la Fnac. À suiv­re d’ici le print­emps 2011.

Toute l’originalité de Weezevent réside dans la pos­si­bil­ité don­née à tout organ­isa­teur d’événements de gér­er sa bil­let­terie en ligne. Le logi­ciel acces­si­ble sur le site de l’entreprise per­met même au plus igno­rant en infor­ma­tique de fab­ri­quer le bil­let de l’événement qu’il organ­ise, puis de le ven­dre depuis son site inter­net ou celui d’un réseau social. Les acheteurs paient par carte bleue. Weezevent prend au pas­sage sa com­mis­sion de 2,5%.

«Nous remet­tons la com­mer­cial­i­sa­tion au cœur du méti­er de pro­duc­teur de spec­ta­cles qui se délestait sur les réseaux de dis­tri­b­u­tion clas­sique. Il a ain­si une vision réelle de son pub­lic et peut se con­stituer un fichi­er de clients», expose Pierre-Hen­ri Debal­lon.

La facil­ité d’utilisation séduit les organ­isa­teurs d’événements de tout poil : étu­di­ants pour leurs soirées, troupes locales de théâtre, clubs sportifs, mais aus­si organ­isa­teurs de salons, de con­férences, d’expositions et de fes­ti­vals.

Aujourd’hui, Weezevent a ven­du 150 000 bil­lets avec une moyenne de 80–85 bil­lets par client.

C’est une affaire qui marche : env­i­ron 3 mil­lions d’euros de chiffre d’affaires, recettes des événé­ments inclus­es, rever­sées aux organ­isa­teurs tous les 15 jours.

Elle emploie 6 per­son­nes et pro­jette d’embaucher des tech­ni­ciens de l’informatique.

Jour­nal­istes: Chris­tiane Per­ru­chot pour le site http://www.tracesecritesnews.fr/

Partager cet article