L’expérience cashless réussie du Carnaval de Granville

Cela fait plus de 145 ans que s’organise à Granville, le fameux car­naval, la date d’origine restant incon­nue ! Il est aujourd’hui l’un des plus grands car­navals de villes por­tu­aires français­es.

Cette année, et pour la pre­mière fois, le Car­naval a décidé de met­tre en place une solu­tion de paiement cash­less pour son fameux “Bal à Papa” qui réu­nit tous les ans plus de 3000 per­son­nes.

Nous avons interrogé Alexis Jouvin, vice-président du comité, à l’origine de l’initiative :

Pouvez-vous nous présenter l’événement ?

Du 9 au 13 févri­er 2018, la com­mu­nauté car­naval­ière de Granville a pris pos­ses­sion de la ville durant les 5 jours précé­dant Mar­di Gras. Au pro­gramme : con­certs, cav­al­cades dans les rues de la ville (mêlant chars et fan­fares), le Bal à Papa (musiques actuelles) et le Bal à maman (plus tra­di­tion­nel) pour tous ceux ayant par­ticipé à l’organisation et au défilé, et pour clô­tur­er, une grande bataille de con­fet­tis !

Pourquoi avoir choisi Weezevent ? Et comment ?

Nous cher­chions un sys­tème de paiement dématéri­al­isé et d’encaissement sécurisé pour le Bal à Papa (seul événe­ment avec une bil­let­terie payante) qui est un moment fort du car­naval et qui est com­plexe à gér­er entre la ges­tion du flux de per­son­nes, la fraude, le ser­vice au bar… Nous avions un sys­tème de bracelets papiers depuis 5 ans mais il était tou­jours dif­fi­cile de maîtris­er l’affluence des per­son­nes sur la soirée.
Je con­nais­sais Weezevent par le fes­ti­val Papil­lons de Nuit. Ain­si, je l’ai pro­posé au comité pour le con­trôle d’accès. On a lancé les démarch­es de bracelets et très vite cela nous a ori­en­té vers la solu­tion cash­less.

Comment avez-vous déployé la solution ?

On a mis en place un sys­tème hybride le ven­dre­di avec un paiement par carte ban­caire, en espèces et la pos­si­bil­ité de pay­er avec son bracelet pour les inscrits au Bal. Puis en 100% cash­less lors du Bal à Papa.
L’avantage était que dès le lun­di les par­tic­i­pants pou­vaient charg­er leurs bracelets, nous avons com­mu­niqué là-dessus afin qu’ils évi­tent trop d’attente le jour J.

Quels ont été les retours ? Quel est le premier bilan ?

Il y avait pas mal de per­son­nes réti­centes qui trou­vaient que cela ne s’appliquait pas à un car­naval, que c’était quelque chose pour les fes­ti­vals unique­ment. Au final tout le monde a joué le jeu.
Dans l’ensemble, pour une pre­mière année, ça a bien fonc­tion­né on a des retours posi­tifs. En ter­mes de ges­tion cela fait une vraie dif­férence. On a vu que ça pou­vait très bien s’intégrer à un événe­ment qui n’est pas un fes­ti­val. C’est plus flu­ide, on évite les erreurs de caisse, de ren­du de mon­naie, etc.
On a noté une aug­men­ta­tion des recettes. Le bilan n’a pas été encore fait mais on peut estimer que cela est dû, en par­tie, à ces fac­teurs : flu­id­ité et moins d’erreurs.
Et on a vu les amélio­ra­tions à prévoir pour l’année prochaine égale­ment.

Un dernier commentaire sur cette 1ère édition ?

Le cash­less n’a pas con­quis encore tout le monde, mais en atten­dant on remar­que bien que le sys­tème a fonc­tion­né. Il apporte un con­fort der­rière le bar car c’est tout de même un ser­vice intense de 6h. Mais aus­si, côté par­tic­i­pant, la solu­tion apporte facil­ité et rapid­ité pour une meilleure soirée.
Si je peux ajouter un con­seil, il faut bien com­mu­ni­quer sur la démarche cash­less, et le fait de pou­voir charg­er en amont de l’événement. De même, il faut prévenir que des frais sup­plé­men­taires peu­vent s’ap­pli­quer et que le rem­bourse­ment est effec­tué à la fin de l’événement. C’est essen­tiel pour que ce soit bien adop­té.

Pour aller plus loin :

Le cash­less en 15 chiffres
6 choses à savoir sur le cash­less
L’ex­péri­ence cash­less de Taste Of Paris

 

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