L’Opéra de Paris lance son site de revente de billet

En parte­nar­i­at avec le site zePass.com, l’Opéra nation­al de Paris met en place, à par­tir de jeu­di 9 févri­er, une bourse de revente de bil­lets en ligne.

Quels sont les objec­tifs de cette bil­let­terie d’occasion ?

À par­tir de jeu­di, le site Inter­net de l’Opéra de Paris pro­posera une bourse de revente de bil­lets pour tous ses spec­ta­cles. Elle per­me­t­tra à des spec­ta­teurs qui ont déjà acheté leurs places et ne pou­vant assis­ter à la représen­ta­tion de reven­dre leurs tick­ets jusqu’au dernier jour dans des con­di­tions légales et à un prix qui ne peut dépass­er la valeur faciale. Lorsque le spec­ta­cle affiche com­plet, ce ser­vice per­met égale­ment aux per­son­nes à la recherche de bil­lets de trou­ver des places au prix nor­mal et de les acheter sur le site de l’Opéra de Paris.

La ges­tion du ser­vice est assurée en mar­que blanche par zePass.com, pre­mier site d’échange de bil­lets en France. « C’est une fil­iale de Viven­di, groupe avec lequel nous avons de bonnes rela­tions car c’est l’un de nos spon­sors réguliers, explique Christophe Tardieu, directeur adjoint de l’Opéra nation­al de Paris. Il n’y a pas eu d’appel d’offres car zePass est venu nous pro­pos­er ses ser­vices et c’est sans frais pour nous. »

Com­ment se rémunère zePass.com ?

Depuis sa créa­tion en 2002, zePass.com a la par­tic­u­lar­ité d’appliquer la lég­is­la­tion qui pro­hibe la revente de bil­lets à un prix supérieur à leur valeur faciale. « Au moment de leur com­mande, les acheteurs paient au site une com­mis­sion allant de 5 à 8 % de la valeur d’un bil­let » , détaille Quentin Schae­pe­lynck, prési­dent du site qui affirme que cela cou­vre tout juste les coûts de médi­a­tion. Parte­naire de très nom­breux fes­ti­vals cul­turels (Les Vieilles Char­rues, Rock en Seine), le site zePass gagne de l’argent grâce à la pub­lic­ité et à des abon­nements offrant des ser­vices sup­plé­men­taires.

Le marché noir est-il un phénomène inquié­tant pour l’Opéra de Paris ?

« Au jugé, le marché noir représente actuelle­ment entre 3 et 5 % des bil­lets ven­dus , déplore Christophe Tardieu. Des sites Inter­net plus ou moins légaux pro­posent des places à des prix exor­bi­tants. Nous en avons assigné cer­tains en jus­tice, comme Via­gogo qui pre­nait des com­mis­sions scan­daleuses. Une famille de Suiss­es avait ain­si déboursé plus de 600 € pour qua­tre bil­lets d’une valeur faciale totale de 36 € ! »

L’Opéra ajoute avoir écrit plusieurs fois à eBay qui l’a assuré men­er une veille pour lut­ter con­tre ces abus. Le marché noir « à l’ancienne », avec vente des bil­lets dans la rue par des per­son­nes non habil­itées à le faire le soir du spec­ta­cle, est égale­ment à l’œuvre autour de Bastille ou Gar­nier.« Une dizaine de reven­deurs sévis­saient autour de l’édifice lors des représen­ta­tions de Cen­drillon don­nées lors des fêtes de fin d’année »,relate le directeur adjoint de l’Opéra. Pour l’institution cul­turelle publique, qui doit annon­cer des baiss­es de prix sur les places les moins chères lors de la sai­son prochaine, cette bourse qui garan­tit des prix bas répond aus­si à sa mis­sion de démoc­ra­ti­sa­tion.

Source : la-croix.com

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