Le commerce à portée de main

Depuis plusieurs années, le e-commerce ou commerce par internet s’est installé dans les habitudes de consom­mation des Français. Sites de voyages, vente de vêtements en ligne s’enrichissent tant dans leur offre que dans leur présen­tation. Avec l’arrivée des smart­phones, le commerce mobile se met progres­si­vement en place. Expli­ca­tions

On a encore du mal à imaginer les change­ments qui se profilent avec l’expansion d’Internet sur les téléphones portables. Des connexions plus perfor­mantes, des dévelop­pe­ments nombreux et sophis­tiqués laissent à penser qu’une nouvelle “révolution” est en marche. D’ailleurs, certains pays comme le Japon ont à leur dispo­sition des téléphones “pucés” qui permettent aux usagers d’acheter ou de réserver direc­tement depuis leur portable. Les achats mobiles repré­sentent déjà 20 % des transac­tions électro­niques dans ce pays. Même si la France n’en est pas encore là, les dévelop­pe­ments pour smart­phones, parfois anecdo­tiques, augmentent déjà consi­dé­ra­blement.
Comme d’autres régions, Lille Métropole s’est investie dans ces techno­logies mobiles qui ne concernent pas exclu­si­vement la téléphonie. Des struc­tures comme le CITC EuraRFID parti­cipent activement à l’essor des techno­logies dites “sans contact” qui favorisent l’intelligence ambiante ; entendez la possi­bilité pour les objets d’inter-réagir avec leur environ­nement (affiches qui déclenchent l’information sur le mobile automa­ti­quement par exemple).

L’essor du multi­canal
Si les smart­phones possèdent désormais des connexions Internet rapides qui permettent tous les types de navigation, ils sont en général dotés d’un appareil photo qui peut détecter les codes barres d’un produit pour en afficher les carac­té­ris­tiques. Phoceis, petite société basée à Chéreng, montée par Julien Saumande, diplômé de l’Ecole centrale, développe des solutions qui utilisent toutes les possi­bi­lités des smart­phones : géolo­ca­li­sation d’un magasin, paiement en ligne facilité… Surtout, elle est consciente que les terminaux mobiles néces­sitent une ergonomie parti­cu­lière, tant la manipu­lation sur un téléphone peut vite s’avérer éprou­vante (remplir un formu­laire en ligne par exemple). Jusqu’alors, les services Internet n’étaient pas vraiment conçus pour s’afficher de manière optimale sur les portables. Avec l’avènement du mcommerce dont le marché est promis à un bel avenir, les solutions se sont automa­tisées pour limiter au maximum les manipu­la­tions sur le portable, augmenter la convi­vialité et réduire les temps de chargement. Déjà remarquée pour sa solution Ticket­Pocket, appli­cation de billet­terie en ligne qui permet de localiser un lieu de spectacle, de voir ce qui s’y joue et d’acheter un ticket d’entrée, Phoceis s’est lancée dans une solution de commerce mobile : Jaay commerce. Avec cette plate­forme, il est facile pour un commerçant d’écouler ses produits (fleurs, habits, etc.), d’en suivre la traça­bilité et vendre direc­tement avec des logiciels sécurisés. Le système permet également de créer une liaison avec une solution déjà existante sur le Web. Si le processus est impres­sionnant, il faut toutefois prendre garde à ne pas lasser le consom­mateur avec des publi­cités automa­tisées qui apparaissent sur son portable à n’importe quelle occasion. Le même phénomène sur Internet est déjà très/trop répandu.

Source : www.lillemetropole.fr

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