Interview dans l’Entrepreneur

Interview dans l’entrepreneur de Mr Pierre-Henri DEBALLON fondateur du site Weezevent

Quel est votre parcours ?

Après une Prépa Cachan, je suis entré en Maîtrise d’Economie et Gestion du Sport à Paris Dauphine, période pendant laquelle j’ai joué à haut niveau en handball. Après ces deux années à Dauphine, j’ai intégré l’ESCP-Europe en mastère spécialisé Innover Entre­prendre car l’entreprenariat était la spécia­li­sation qui m’attirait depuis longtemps. A la sortie de cette formation, j’ai lancé un concept événe­mentiel : Velotour tout en étant consultant junior en stratégie. Après 6 mois de conseil, j’ai démis­sionné pour me consacrer à Velotour mais surtout pour créer Weezevent.com une solution de billet­terie en ligne de nouvelle génération.

Quel est votre concept ?

Weezevent est un site Internet qui permet à tout organi­sateur d’événement de se créer en quelques minutes et de façon très simple, une billet­terie web pour les inscrip­tions en ligne. C’est donc une plate­forme en self-service, qui propose des fonction­na­lités basiques : créer des billets avec un prix spéci­fique, définir la période de vente, ajouter ses visuels aux e-tickets, se constituer un site événe­mentiel… mais aussi avec des fonction­na­lités plus abouties pour répondre aux attentes d’organisateurs profes­sionnels : formu­laires sur mesure, codes de réduction, gestion des billets de groupe, contrôle des accès par code barre, etc.
L’idée étant de se positionner entre les distri­bu­teurs de billets que sont la Fnac, TicketNet et entre les éditeurs de logiciel de billet­terie : Satori, Rodrigue… Les premiers étant peu réactifs et uniquement axés sur les tourneurs et produc­teurs impor­tants, les seconds demandant un inves­tis­sement de départ élevé. Or notre sentiment est que la billet­terie sera gratuite dans les années à venir, seules des commis­sions raison­nables seront facturées aux organi­sa­teurs d’événements.

D’où vous est venue l’idée ?

En organisant Velotour, nous avions besoin d’un système d’inscriptions sur Internet pour les parti­ci­pants. Or, les grands distri­bu­teurs de billets : Fnac et autres n’étant pas très réactifs, nous avons fais le tour des solutions web existantes. Et seul Paypal nous convenait à peu près comme solution de contour­nement. Mais cela reste une banque en ligne et non un module de billet­terie à proprement parlé. En parallèle aux Etats-Unis des pure player de la billet­terie en ligne en self-service commen­çaient à faire des étincelles. On a donc décidé de nous lancer sur le marché français.

Quelle est votre facteur différenciant par rapport à la concurrence ? Et pensez-vous répondre à un réel besoin ?

Déjà notre rémuné­ration, car outre le fait que nous sommes les moins chers du marché, notre logique est de nous rémunérer uniquement sur les ventes de nos clients. C’est donc un parte­nariat gagnant-gagnant.
De plus la logique self-service et plug and play de nos billet­teries nous diffé­rencie des concur­rents sur ce marché.
Pour la question, répond-on a un besoin ? nous en avons la certitude car nos clients nous le répètent réguliè­rement et nous vendons chaque jour de plus en plus de places avec de nouveaux clients et en fidélisant les anciens.

S’agit-t-il de votre 1ère création d’entreprise et si oui quelles ont été les plus grosses difficultés auxquelles vous n’aviez pas pensé ?

Oui, il s’agit de ma première création d’entreprise. Au niveau des diffi­cultés elles sont légions il ne faut pas se leurrer même si ce n’est pas insur­mon­table. Déjà les tâches adminis­tra­tives sont très (trop) consom­ma­trices de temps et d’énergie. Ensuite, la seconde diffi­culté a concerné le dévelop­pement de notre appli­cation en ligne, puisque le délai que nous nous étions fixés a été explosé, ce qui a retardé notre time to market de plus de 6 mois. C’est énorme en plein lancement, en termes de tréso­rerie notamment…
Quelles sont les erreurs à ne pas faire quand on lance une société comme la vôtre à notre époque ?
L’erreur a absolument éviter est de vouloir un produit trop abouti avant de le commer­cia­liser. A mon sens le time to market doit primer sur la version rêvée de son produit.

Dans 3 ans vous vous voyez comment ?

Idéalement, j’aimerai avoir revendu Weezevent, prendre un peu de congés pour recharger le tout, et me lancer dans un nouveau projet. Mais au fond, je pense que je serai encore en train de développer Weezevent.

Les 3 points fondamentaux qu’un entrepreneur ne devrait jamais oublier en montant sa boîte ?

Que ce sera dur, que ce ne sera jamais gagné, mais que c’est le pied.

Un conseil aux personnes en phase de création d’entreprise

Réflé­chissez bien en amont sur votre projet, et ensuite foncez. La MISE EN ŒUVRE prime plus que tout. Plus encore que l’idée (je ne crois pas à l’idée de génie en pleine nuit : « Eureka »), c’est le travail et l’équipe qui font la diffé­rence.

Monsieur Deballon, merci pour cet entretien.
Pour en savoir plus sur ce Weezevent vous pouvez visua­liser une démo direc­tement sur leur site.

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