Faut pas rater son premier album…

A première vue, on peut penser que créer une entreprise pour la première fois c’est pas mal de stress.

C’est vrai, mais c’est surtout la peur de ne pas pouvoir recommencer si on échoue.

Je m’explique : comme un chanteur qui se lance on a choisi ce métier, mais on a une sorte d’épée de Damoclès au dessus de la tête. Faire un « bide » pour le premier album ou déposer le bilan pour l‘entrepreneur est souvent irrémédiable.

Pas ou rarement de deuxième chance, surtout en France !

On passe alors du statut d’entrepreneur courageux à celui de “looser”, d’autant que les media célèbrent et mettent en exergue les belles réussites, en occultant souvent les galères que connaissent bons nombres d’entrepreneurs. A croire que tous les entrepreneurs font fortune !

Aux Etats-Unis, comme nous l’a suggéré Arnaud de la Fouchardière (Marcopoly, Tequila…) lors d’une intervention à l’ESCP-EAP, c’est un peu différent. Si l’on échoue on est un héro, on a pas eu de chances, la prochaine fois sera la bonne, il faut recommencer, la patrie est fière de toi, etc.

En résumé, l’American Dream permettrait les coups d’essais alors que l’entreprenariat à la française n’autoriserait pas les tirs à blancs, tous les coups devant être gagnants.

Perso, je préfère pas vérifier !

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