Bientôt la fin de la revente de billets

Revire­ment dans le monde de la bil­let­terie en ligne, et en par­ti­c­uli­er sur le “sec­ond marché” (revente de bil­lets)! Le Sénat a voté, dans le cadre de la loi Lopp­si l’in­ter­dic­tion de reven­dre des bil­lets cul­turels (et donc de con­certs) à un prix supérieur à leur prix d’achat, sans avoir l’au­tori­sa­tion expresse des pro­duc­teurs ou autre pro­prié­taire des droits d’ex­ploita­tion de la man­i­fes­ta­tion cul­turelle en ques­tion.

Le Sénat a ain­si con­tred­it le vote qui avait été fait en deux­ième lec­ture à l’Assem­blée Nationale qui réser­vait ce “traite­ment de faveur” aux seuls bil­lets de man­i­fes­ta­tions sportives.

La France se démar­que ain­si du choix de pays tels que l’An­gleterre où fleuris­sent des sites spé­cial­isés dans la revente, tels que Via­gogo. Ces ser­vices, ou encore la revente sur des sites tels que Ebay, est donc inter­dite en France. La loi met­tant un terme à un vide juridique con­tre lequel les pro­duc­teurs se bat­taient depuis de longues années.

Ain­si, “le fait, sans autori­sa­tion du pro­duc­teur, de l’or­gan­isa­teur ou du pro­prié­taire des droits d’ex­ploita­tion d’une man­i­fes­ta­tion cul­turelle, sportive ou com­mer­ciale, d’of­frir, de met­tre en vente ou d’ex­pos­er en vue de la vente, sur un réseau de com­mu­ni­ca­tion au pub­lic en ligne, des bil­lets d’en­trée ou des titres d’ac­cès à une telle man­i­fes­ta­tion à un prix supérieur à leur valeur faciale, aug­men­tée le cas échéant des frais de réser­va­tion et des frais de port, est puni de 15 000 € d’a­mende.”

La par­tie est-elle joué pour autant? Pas si sûr, car si les lob­by s’af­fron­tent ouverte­ment entre ceux qui sont pour et ceux qui sont con­tre une inter­dic­tion de reven­dre les bil­lets d’événe­ments cul­turels sur Inter­net, il reste encore une étape avant que la loi passe défini­tive­ment. Et donc, comme l’indique Marc Rees, rédac­teur en chef de PcInpact.com, les choses pour­raient encore évoluer et on pour­rait encore se trou­ver avec une loi qui se focalise sur les bil­lets sportifs…

Enfin, pour revenir au prob­lème du marché noir, rien n’est toute­fois pré­cisé con­cer­nant les per­son­nes qui achèteraient mal­gré tout… et seraient ain­si des “receleurs”. Par ailleurs, la loi, qui est cen­trée sur le média inter­net, ne remet pas en cause le fait de ven­dre des bil­lets au dessus de leurs prix d’achat à la sor­tie (ou plutôt à l’en­trée) des salles de con­certs. Le prob­lème n’est ain­si pas encore tout à fait réglé con­cer­nant le marché au noir.

Source : www.concertlive.fr/blog

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