Après Mylène Farmer, le Paleo Festival affole les compteurs

Mille cinq cents billets à la minute, 200 000 en deux heures et demie : jamais le Paléo Festival (du 21 au 26 juin) n’aura écoulé aussi vite la totalité de ses entrées. A titre de compa­raison, l’an passé, il restait encore 3000 places après une journée.

Plaisir pour les heureux acqué­reurs du sésame estival. Frustration pour les autres, nombreux, qui sont rentrés bredouilles. La vente a été très rapide. Trop rapide ?

A la caisse, on sue, tandis que les clients trépignent. Et s’indignent. Mauvaise organi­sation, entend-on à propos d’une queue de 500 mètres mercredi devant la Fnac de Rive. Incom­pré­hension du moins. « Deux heures d’attente pour rien. » Pourquoi ça ne marche pas ? Précisons : ça marche très bien, les organi­sa­teurs ont tout vendu. Reste à savoir comment. Au moins, on sera prévenu…

A l’heure où tout est géré par ordinateur, l’homme, posté derrière son clavier, n’a que ses dix doigts pour réagir. Et satis­faire le client. Comment peut-on dès lors écouler autant de billets à la minute ? Esther Dettwiler, respon­sable de la billet­terie de Paléo, éclaire notre lanterne. Les points de vente d’abord : trois Fnac, dont une à Genève, deux Migros, dont le local de la rue du Prince, le « Shop » du Paléo sur le terrain du festival, le site www.paleo.ch et… 1400 offices Ticket­corner dans toute la Suisse.

« Lorsque nous annonçons complet, ce doit être partout le cas. Stopper les ventes partout et en même temps, ce n’est pas évident. » Pas assez de billets dans un point de vente, que faire ? « On prend dans celui qui ne vend pas et on réinjecte ailleurs. En quelques minutes, des billets seront à nouveaux dispo­nibles. » Et ainsi de suite. A ceci près que la vitesse de vente est telle que c’en devient presque ingérable. Pour ralentir la vente, la billet­terie de Paléo a mis en place une limitation d’achat par personne. Six maximum chez Ticket­corner, au lieu de dix en 2008. Mais toujours dix dans les autres bureaux de vente : Fnac, Migros et Shop. « Cela dit, il faut être conscient qu’aucun système n’est assez rapide. » Ajoutez la vente en ligne : « Pour éviter les abus, une double commande avec la même carte de crédit annule automa­ti­quement l’achat. » Une sécurité relative puisqu’il suffit de changer de carte…

Et le marché noir ? Une plaie pour les organi­sa­teurs, qui ne peuvent contrôler le nombre exact de billets transitant sur des sites comme Ricardo.ch. « Nous décon­seillons quiconque d’y acheter ses entrées. Il peut s’agir de billets physiques, acquis en magasin ou de print at home. Auquel cas, il y a de fortes chances de se retrouver avec un ticket invalide. » Pour cause : imprimé chez soi après un achat en ligne, le ticket print at home est repro­duc­tible à l’envi. Mais portera toujours le même code-barres, qui vaut pour une entrée…

source : La Tribune de Genève

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